Guerre en Ukraine: le feu vert de Poutine à l’AIEA pour inspecter la centrale de Zaporijjia

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Le président russe a donné son accord de principe à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’une visite sur le site nucléaire occupé.

Correspondant à Moscou

Contre toute attente, Vladimir Poutine a donné son feu vert vendredi à une inspection de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur le site de la centrale nucléaire de Zaporijjia, au bord du Dniepr, sur la ligne de front. Les affrontements autour des installations, occupées par les soldats russes depuis le début mars, faisaient craindre une catastrophe. Moscou et Kiev se rejettent la responsabilité des tirs menaçant ce site ultrasensible. L’annonce est intervenue après une conversation téléphonique, vendredi après-midi, entre le président russe et Emmanuel Macron.

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Selon le Kremlin, les deux chefs d’État ont « relevé l’importance d’envoyer dans les plus brefs délais une mission de l’Agence internationale de l’énergie atomique à la centrale nucléaire, qui pourra évaluer la situation sur place ». « La partie russe a confirmé être prête à fournir toute l’assistance nécessaire aux inspecteurs » de l’AIEA, a précisé la présidence russe.

De son côté, l’Élysée a indiqué qu’Emmanuel Macron, à l’initiative de ce coup de fil, avait « soutenu l’envoi sur place dans les meilleurs délais d’une mission d’experts de l’AIEA, à des conditions agréées par l’Ukraine et les Nations unies ».

Un signal diplomatique non négligeable

Les deux dirigeants doivent se reparler « dans les prochains jours à ce sujet après échanges des équipes techniques et avant le déploiement de la mission », a précisé l’Élysée. Cette reprise de contacts directs, si elle se confirme, serait un signal diplomatique non négligeable : voilà près de trois mois, depuis le 28 mai dernier, que les deux présidents ne s’étaient pas appelés, après avoir échangé une série de coups de fil qui avaient fait couler beaucoup d’encre.

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Le président français a notamment été accusé, à travers ces conversations régulières, de vouloir vainement sauver le dialogue avec son homologue russe. Début août, le Kremlin avait indiqué que la France était un pays « inamical » avec lequel des discussions n’étaient pas « nécessaires ». À l’Élysée, on faisait valoir vendredi que la France apporterait à la mission envisagée son expertise technique et son soutien politique, façon de faire valoir que Paris était revenu dans le jeu…

Les deux présidents ont exprimé conjointement leurs vives inquiétudes concernant la centrale de ­Zaporijjia, Vladimir Poutine « soulignant que le bombardement systématique (…) du territoire de la centrale crée un danger de catastrophe de grande envergure » et Emmanuel Macron exprimant, selon l’Élysée, « sa préoccupation face aux risques que fait peser la situation à la centrale pour la sûreté et la sécurité nucléaire ». De même source, le président russe aurait accepté le passage par l’Ukraine des inspecteurs internationaux.

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Des obstacles à venir

Cette avancée coïncide avec la visite en Ukraine, cette semaine, d’Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU. En dépit de la « bonne nouvelle » du jour, le rejet par Moscou, la veille, de la proposition des Nations unies de « démilitariser » la centrale nucléaire de Zaporijjia donne la mesure des obstacles à venir. Les forces russes, qui se sont emparées des installations quelques jours après le lancement de l’« opération militaire spéciale », le 24 février, ne sont de toute évidence pas prêtes à perdre le contrôle de ce site stratégique majeur. Les autorités ukrainiennes, de leur côté, craignaient ces derniers jours que des inspections ne légitiment la présence russe dans la centrale, toujours opérée par 3000 employés ukrainiens.

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Autre point clé, Antonio Guterres a demandé à Moscou vendredi de ne pas couper la centrale de Zaporijjia du réseau électrique ukrainien – une hypothèse redoutée par les autorités de Kiev. Un tel découplage serait inacceptable au regard de la souveraineté ukrainienne, indiquait-on dans l’entourage d’Emmanuel Macron. Autant dire que Vladimir Poutine, qui s’est plaint à son interlocuteur des restrictions touchant les exportations de produits agricoles et engrais sous sanction, garde des moyens de pression dans sa main.

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